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The Adventures Of Elliot The Millennium Tales

The Adventures of Elliot : un jeu classique, mais terriblement efficace

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The Adventures of Elliot: The Millennium Tales est un Action-RPG en HD-2D dont l’histoire se déroule dans un monde dominé par les hommes-bêtes où l’humanité a presque totalement disparu. Le royaume de Huther constitue son dernier refuge, protégé du monde extérieur par une barrière magique. On y incarne Elliot, un jeune aventurier accompagné de Faie, une fée amnésique. Tous deux vont se retrouver à voyager à travers différentes époques pour tenter de briser la malédiction qui frappe la princesse Heuria et comprendre ce qui est arrivé à ce monde…

Maintenant que j’ai terminé le jeu après une quarantaine d’heures passées dessus, je vous propose d’en faire un petit bilan et de vous partager mon avis sur cette aventure.

Une petite merveille visuelle et musicale

Sans grande surprise, l’un des premiers éléments qui m’a complètement séduite est la direction artistique. J’aime énormément ce mélange de pixel art et d’environnements en 3D que propose la HD-2D, j’avais déjà beaucoup apprécié le résultat sur Octopath Traveler et The Adventures of Elliot confirme une nouvelle fois que cette formule fonctionne particulièrement bien sur moi.

Les environnements sont vraiment très beaux, les effets de lumière sont particulièrement réussis et il y a régulièrement ce petit côté « diorama » que j’aime beaucoup dans ce type de jeu. Certaines zones sont franchement superbes et donnent vraiment envie de prendre le temps de regarder les décors.

La bande-son n’est clairement pas en reste non plus puisque j’ai adoré l’OST du début à la fin. J’ai d’ailleurs un critère scientifique extrêmement fiable pour savoir si j’aime vraiment les musiques d’un jeu 😄 : si je commence à les chantonner pendant que je joue, c’est gagné, et autant dire que ça m’est arrivé très régulièrement avec Elliot. Mention spéciale à la musique de Weyzn à l’ère de la Magie, où là franchement, c’était carrément concert à chaque passage 😂

Elliot standing on a cliff

Un gameplay classique, mais efficace

Côté gameplay, le jeu est très rapidement accessible et particulièrement agréable à prendre en main. Elliot dispose de plusieurs armes que l’on peut changer selon les situations et les ennemis rencontrés, auxquelles viennent s’ajouter les Magilithes, qui permettent de personnaliser son équipement et de se construire des builds vraiment efficaces. Le système est simple à comprendre, mais offre quand même assez de possibilités pour qu’on ait envie de tester différentes combinaisons.

Le jeu propose également de la coopération locale, puisqu’un deuxième joueur peut prendre le contrôle de Faie et venir donner un coup de main pendant l’aventure. On est clairement loin de la coopération d’un Secret of Mana, où l’on pouvait être trois à contrôler pleinement chacun des personnages, mais ça reste une option franchement sympathique, surtout pour quelqu’un qui veut simplement participer de temps en temps sans forcément devoir suivre toute l’aventure depuis le début.

Plus globalement, The Adventures of Elliot m’a énormément fait penser à The Legend of Zelda, ce qui est loin d’être un problème dans mon cas puisque j’adore cette licence. On retrouve cette même envie d’explorer constamment, des ruines qui font office de donjons, différents équipements qui permettent d’accéder à de nouveaux endroits, des passages qu’on repère mais qu’on ne peut pas encore atteindre et auxquels on revient plus tard une fois la bonne capacité obtenue, sans oublier les éclats de vie qui rappellent très fortement les fameux quarts de cœur.

Le jeu ne cherche pas particulièrement à cacher ses inspirations et, personnellement, ça ne m’a absolument pas dérangée. Je préfère largement un titre qui reprend intelligemment des mécaniques déjà éprouvées et qui les fait bien fonctionner plutôt qu’un jeu qui cherche absolument à être original juste pour pouvoir dire qu’il l’est.

Explorer, collectionner… et parfois recommencer

Elliot water ruins

Le jeu offre aussi énormément de choses à explorer et à récupérer : coffres, éclats de vie, accessoires, manuscrits, objets cachés et chats disséminés à travers les différentes époques. Ma collectionnite aiguë aura évidemment eu raison de moi et j’ai pratiquement tout récupéré, parce que dès que je voyais un petit chemin secondaire ou un endroit qui avait l’air vaguement accessible, il fallait absolument que j’aille voir ce qui se cachait derrière.

Celles et ceux qui aiment explorer et fouiller les cartes dans leurs moindres recoins devraient donc largement y trouver leur compte, puisque le jeu récompense plutôt bien la curiosité et donne régulièrement envie de revenir dans d’anciennes zones pour voir ce qu’on peut enfin atteindre avec les nouvelles capacités débloquées.

Cette exploration finit cependant par montrer quelques limites, notamment parce que l’on parcourt le même monde à travers quatre âges différents. La carte générale reste donc forcément familière et certains environnements reviennent régulièrement, mais les développeurs ont heureusement évité le simple copier-coller : certains passages sont ouverts ou bloqués selon les époques, les ruines changent, et un donjon qui demandait pas mal de temps à parcourir à une période peut se retrouver beaucoup plus court dans une autre, avec seulement quelques salles à explorer ou un coffre à récupérer.

Du coup oui, il y a un certain sentiment de répétition qui finit par s’installer, mais personnellement je l’ai trouvé plutôt raisonnable. On reste quand même loin d’un NieR Replicant, où le jeu nous demandait carrément de refaire plusieurs fois une bonne partie des mêmes zones et du même contenu pour accéder aux différentes fins.

Et si ma collectionnite m’a poussée à récupérer quasiment tout ce que le jeu proposait, il y a quand même une chose sur laquelle j’ai fini par lâcher l’affaire : les musiques. Un certain nombre d’entre elles sont liées aux leçons de Faie et, à un moment donné, refaire une activité qui me gonflait uniquement pour remplir une liste n’avait plus grand-chose d’amusant. Je veux bien passer des heures à retourner une carte pour trouver un coffre caché ou un manuscrit oublié, mais me demander de répéter une activité qui m’ennuie juste parce qu’un collectible se trouve derrière… non. Mon presque-100 % vivra très bien comme ça 🥲

Un voyage dans le temps simple, mais finalement plutôt efficace

J’avais vu revenir dans plusieurs avis l’idée que le jeu n’exploitait pas suffisamment son système de voyage temporel et que nos actions dans le passé n’avaient pas assez de conséquences sur le futur. Maintenant que j’ai terminé le jeu, je ne suis finalement pas vraiment d’accord avec cette critique.

Alors oui, The Adventures of Elliot ne va pas bouleverser complètement le monde à chaque fois que l’on modifie quelque chose dans une autre époque, l’on modifie quelque chose dans une autre époque, mais nos actions ont bel et bien des conséquences visibles. Et la véritable fin vient justement confirmer tout ça, puisqu’on finit notamment par permettre une véritable cohabitation entre les Myû et les humains. Honnêtement, je ne sais pas exactement ce qu’il aurait fallu de plus pour considérer que nos actions ont un impact sur le futur.

Le système reste simple, oui, mais j’ai plutôt tendance à penser que c’est volontaire. On n’est pas devant un RPG de 120 heures avec quinze réalités parallèles et quatre lignes temporelles qu’il faut analyser avec un tableau Excel posé à côté de la console, et personnellement ça me convient très bien. Dès qu’on commence à trop jouer avec le passé, le présent, les mondes alternatifs et les conséquences de chaque micro-événement, ça peut très rapidement devenir un immense bazar narratif (et non, Final Fantasy VII Rebirth, je ne te regarde absolument pas avec de très gros yeux pendant que j’écris cette phrase 👀)

Ici, ça reste relativement simple à suivre, mais suffisamment présent pour donner du sens au voyage entre les différentes époques, et je préfère largement ça.

Ce qui m’a moins convaincue

Bon, il fallait quand même qu’on parle de Faie, parce que purée… qu’est-ce qu’elle parle ☠️ J’aurais sincèrement apprécié une option pour la mettre un peu en veilleuse de temps en temps, parce qu’entre sa voix qui a fini par sérieusement me taper sur les nerfs et ses interventions constantes, elle m’a parfois vraiment saoulée.

Et encore, si ses indications étaient toujours particulièrement utiles, je pourrais éventuellement lui pardonner, mais combien de fois cette bestiole m’a sorti qu’on ferait mieux de ne pas aller par là pour le moment alors qu’on pouvait parfaitement continuer à explorer la ruine, récupérer les trésors et parfois même la terminer ? Merci Faie, mais je vais quand même continuer à aller précisément là où tu viens de me dire de ne pas aller 😑

Les différentes fins m’ont également laissée assez perplexe. En soi, ça ne me dérange absolument pas de faire du post-game pour débloquer une véritable conclusion, surtout lorsque le contenu supplémentaire vaut le coup, mais j’ai toujours un peu de mal avec cette tendance qui consiste à dire : « voilà, bravo, vous avez terminé l’aventure ! … Ah non en fait, pas vraiment, continuez. » Je comprends le principe, mais personnellement je ne vois pas toujours ce que ce découpage apporte et j’aurais tout aussi bien accepté que l’histoire se poursuive directement.

Il y a aussi quelques petits détails que j’aurais aimé voir différemment, notamment au niveau de la complétion. Lorsque l’on achète certains objets uniques dans les boutiques, leur présentoir reste ensuite vide : il n’y a pas de mention « vendu« , ni de petite coche pour indiquer qu’on possède déjà l’objet, donc forcément dans un jeu qui pousse autant à tout récupérer, mon premier réflexe a été de penser que j’avais raté quelque chose.

De la même manière, j’aurais vraiment apprécié un petit menu de progression indiquant par exemple le nombre d’accessoires, manuscrits, éclats de vie ou musiques obtenus. Ce n’est clairement pas un défaut majeur, mais quand un jeu contient autant de collectibles, pouvoir savoir en un coup d’œil qu’on est à 19/20 accessoires aurait été franchement pratique.

Faie

Une quarantaine d’heures… pour un prix un peu élevé

Au total, j’ai terminé ma partie aux alentours des 40 heures, avec les trois fins, tous les chats, tous les éclats de vie, tous les accessoires, toutes les fioles, tous les manuscrits et l’ensemble des épreuves du Temple des Épreuves. En se concentrant surtout sur l’histoire principale, on doit plutôt être autour d’une trentaine d’heures, voire moins pour quelqu’un qui avance vraiment sans chercher tous les à-côtés.

Et c’est justement là que j’arrive à l’un des principaux reproches que je peux faire au jeu : je le trouve quand même assez cher pour sa durée de vie. Une quarantaine d’heures pour terminer l’aventure tout en faisant énormément de contenu annexe, ce n’est évidemment pas ridicule, loin de là, mais le tarif demandé reste élevé, surtout si l’on n’est pas du genre à chercher absolument tout.

Alors oui, on est malheureusement dans les tarifs actuels du jeu vidéo, mais personnellement j’aurais trouvé le positionnement beaucoup plus cohérent autour de 35 à 40 € maximum. À tarif plein, je conseillerais donc plutôt d’attendre une promotion ou de regarder du côté de l’occasion, surtout si vous n’êtes pas certains d’accrocher suffisamment pour aller fouiller le jeu jusque dans ses moindres recoins.

Elliot the millennium tales

Finalement, est-ce qu’un jeu a vraiment besoin de révolutionner son genre ?

Au final, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales est un jeu que j’ai trouvé très sympathique, avec de très belles qualités mais également quelques limites assez évidentes. Il fait énormément penser à Zelda dans sa manière de construire l’exploration, ses ruines, ses différents équipements ou encore ses éclats permettant d’augmenter progressivement la barre de vie, donc forcément pour quelqu’un comme moi qui adore cette licence, je partais déjà avec un terrain plutôt favorable.

Ce n’est clairement pas LE jeu du siècle. Il ne bouleverse aucun code, ne cherche pas particulièrement à transcender son genre par une idée complètement nouvelle et son scénario comme ses personnages restent globalement assez classiques.

Mais est-ce vraiment un problème ?

Parce qu’au bout du compte, j’ai passé plus de 40 heures dessus, j’ai eu envie d’explorer chaque zone, de récupérer tous les chats, de compléter mes cœurs, de trouver les manuscrits qui me manquaient et d’aller voir jusqu’où l’histoire voulait m’emmener. Le gameplay fonctionne, l’exploration est agréable, les graphismes sont magnifiques, les musiques m’ont accompagnée du début à la fin et j’ai simplement pris beaucoup de plaisir à jouer.

Et finalement, est-ce que ce n’est pas ça le plus important ?

C’est typiquement le genre de jeu que je me vois ressortir de temps en temps simplement pour le plaisir d’y rejouer, parce que même s’il ne révolutionne rien, sa formule fonctionne très bien et je sais que je passerai un bon moment.

Ma note : 8/10

Note : 8 sur 10.

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